Soins transfrontaliers : l'Autriche, une demande en 2024

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Recherche et vérification

Nous menons une recherche indépendante à partir d'informations publiquement disponibles. Les affirmations sont recoupées avec plusieurs sources dans la mesure du possible. Lorsque les sources se contredisent, le désaccord est signalé plutôt que résolu par supposition. LymyVoyage ne fournit pas de conseil médical et ne formule pas de recommandation de traitement individualisée.

Map of Europe with one overflowing document tray and near-empty trays elsewhere, for EU cross-border healthcare claims

Conclusion de LymyVoyage

Confirmé par les données disponibles.

L'Allemagne fournit 177 653 des 292 223 demandes enregistrées pour 2024 et la Commission indique ne pas pouvoir distinguer les demandes relevant de la directive de celles relevant des anciens règlements de sécurité sociale : le total européen est donc un plafond, pas un décompte.

Tout citoyen de l'Union européenne a le droit de se faire soigner dans un autre État membre et d'obtenir que son propre pays participe au coût. Ce droit est réel, il est inscrit dans la directive 2011/24/UE, et il existe depuis 2013.

En 2024, le système de santé autrichien a reçu une demande à ce titre. Le Portugal en a reçu une. Malte en a reçu quatre. L'Espagne onze.1

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L'Autriche a reçu une demande de remboursement de soins transfrontaliers en 2024. Une. Pour un pays de neuf millions d'habitants.

Ce que disent les chiffres de la Commission

La Commission européenne collecte ces données chaque année auprès des points de contact nationaux que chaque État membre doit faire fonctionner.2 Le rapport pour l'année de référence 2024 a été finalisé en avril 2026 et publié, avec une fiche de synthèse, le 12 mai 2026.13 Vingt-neuf des trente pays interrogés ont renvoyé un questionnaire complet.1

Deux voies distinctes coexistent sous la directive, et elles ne se comportent pas de la même façon.

Autorisation préalableDemandes en 2024Part approuvéeRemboursé
Soins soumis à autorisation préalableOui, dans les 20 pays qui en ont une6 35074,7%8,86 millions d'euros, dans 10 pays déclarants
Tout le resteNon292 22399,1% accordées118,15 millions d'euros, dans 25 pays déclarants

Source des deux lignes : le jeu de données de la Commission pour l'année de référence 2024.1

La seconde ligne est celle qu'empruntent les patients ordinaires. Elle couvre les soins ambulatoires, l'imagerie, les soins dentaires et tout ce qui n'implique pas un lit d'hôpital.

La répartition est l'histoire

Le total affiché de 292 223 ressemble à un système qui fonctionne. Il n'est pas réparti uniformément.

L'Allemagne à elle seule a déclaré 177 653 de ces demandes, la Suède 30 998 et le Danemark 26 727.1 Tous les autres sont loin derrière. La Pologne a déclaré 14 197 demandes, la Slovaquie 13 680 et la Norvège 12 180.

Puis les chiffres s'effondrent. Treize pays ont déclaré moins de 1 000 demandes chacun en 2024.1 L'Italie en compte 333. La Grèce en a déclaré 82, la Lettonie 30, Malte 4.

Demandes de remboursement transfrontalier reçues en 2024, les treize pays sous la barre des 1 000
Islande905 demandes
Italie333 demandes
Lituanie230 demandes
Croatie191 demandes
Estonie171 demandes
Grèce82 demandes
Chypre49 demandes
Lettonie30 demandes
Bulgarie12 demandes
Espagne11 demandes
Malte4 demandes
Autriche1 demandes
Portugal1 demandes

Demandes au titre de la directive 2011/24/UE pour des soins ne nécessitant pas d'autorisation préalable. L'Allemagne (177 653), la Suède (30 998) et le Danemark (26 727) sont d'un ordre de grandeur supérieur et sortent de cette échelle ; la Commission indique que l'Allemagne n'a pas pu séparer les demandes relevant de la directive de celles relevant des anciens règlements de sécurité sociale. La France a accordé 40 725 demandes sans pouvoir déclarer le total reçu.

Source: note 1

Show the numbers
ItemValue
Islande905 demandes
Italie333 demandes
Lituanie230 demandes
Croatie191 demandes
Estonie171 demandes
Grèce82 demandes
Chypre49 demandes
Lettonie30 demandes
Bulgarie12 demandes
Espagne11 demandes
Malte4 demandes
Autriche1 demandes
Portugal1 demandes

L'autorisation préalable est plus concentrée encore. Sur 6 350 demandes, l'Allemagne en a reçu 4 194, le Luxembourg 1 069 et la Slovaquie 542. Ces trois pays représentent 91,4% du total.1 L'Irlande, le Portugal et la Roumanie ont chacun déclaré n'en avoir reçu aucune en 2024.1

Pourquoi le chiffre allemand ne doit rassurer personne

Le chiffre allemand est le plus élevé et le moins exploitable. La Commission indique clairement que l'Allemagne n'a pas pu distinguer les demandes formées au titre de cette directive de celles formées au titre des anciens règlements de coordination de sécurité sociale. Son total déclaré en est la conséquence.1

Le plus gros contributeur au total européen est donc un chiffre qui mélange deux voies juridiques. Levez l'incertitude autour de lui et le tableau continental rétrécit, il ne s'élargit pas.

Le phénomène se retrouve aussi sur des périodes plus longues. Entre 2021 et 2023, la France a reçu 790 718 demandes de remboursement, soit 57% de tout ce qu'ont déclaré l'ensemble des pays réunis.4 L'Allemagne suit avec 324 790 et le Danemark avec 73 826.4 Côté traitement, l'Espagne a pris en charge 234 635 patients transfrontaliers sur ces trois années, le Portugal 108 809 et la Belgique 100 238.4

La Cour des comptes européenne parvenait à la même conclusion en 2019. Elle relevait environ 200 000 patients par an au titre de la directive, soit moins de 0,05% des citoyens de l'UE.5 La comparaison qu'elle dressait portait sur l'ancienne voie de coordination de sécurité sociale, qui traitait quelque 2 millions de demandes par an.5

Les auditeurs ont aussi cherché pourquoi. Citant une enquête Eurobaromètre de 2015, ils constataient que moins de 20% des citoyens savaient que ce droit existait.5 Moins de la moitié des sites des points de contact nationaux expliquaient qu'il existe deux voies distinctes.5

Ce que ce droit affiché laisse de côté

Vous payez d'abord. Sur cette voie, le patient règle la facture puis demande le remboursement. Celui-ci est fixé au tarif du pays d'affiliation, ou au prix du pays de traitement s'il est inférieur.6 C'est le moins cher des deux qui vous revient. Une intervention bon marché à l'étranger peut donc rembourser moins que prévu, et non davantage.

L'autorisation est exigée plus souvent qu'on ne le croit. Les soins comportant une nuit d'hospitalisation, les traitements hautement spécialisés ou les équipements coûteux peuvent tous exiger une autorisation préalable.6 En 2024, 90,3% des autorisations accordées concernaient des soins avec nuitée.1

Le refus a un motif type. Lorsqu'une autorisation a été refusée en 2024, 86,4% des refus reposaient sur le fait que les mêmes soins pouvaient être dispensés dans le pays d'affiliation dans un délai médicalement justifiable.1 Une longue attente nationale ne suffit pas automatiquement.

Neuf pays n'ont aucun système d'autorisation. En 2024, la liste comprend la Tchéquie, l'Estonie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède et la Norvège.1 La voie y est plus simple. La Suède et la Norvège déclarent aussi certains des nombres de demandes par habitant les plus élevés.

Le total est faible au regard des systèmes qui l'abritent. Pour les pays disposant de données complètes sur 2021-2023, les dépenses transfrontalières au titre de la directive représentaient moins de 0,02% de leurs dépenses de santé totales.4

Comment s'y prendre si vous l'envisagez

Commencez par le point de contact national de votre pays, que chaque État membre est tenu de faire fonctionner.2 C'est l'organisme qui vous dira si votre traitement précis exige d'abord une autorisation, et ce que votre système paiera réellement.

Demandez le montant du remboursement dans votre monnaie avant de réserver quoi que ce soit, pas après. Le dispositif irlandais publie des montants fixes pour cette raison, et un montant publié est le seul sur lequel on puisse bâtir un plan.

Si les soins impliquent un lit d'hôpital, partez du principe qu'il faut une autorisation préalable et déposez la demande avant de partir. En 2024, cette catégorie représentait 90,3% de tout ce qui a été approuvé, et partir d'abord supprime purement et simplement l'option.1

Et lisez ces faibles nombres nationaux comme une information sur la procédure, non sur la médecine. Un droit qu'une seule demande autrichienne a atteint en un an est un droit qui a un problème administratif, et les auditeurs de l'Union le disaient déjà il y a six ans.5

Footnotes

  1. https://health.ec.europa.eu/document/download/b92c70f2-7415-465d-82c9-508f595fe880_en?filename=crossborder_2024_patient-healthcare_data_en.pdf — European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, "Member State data on cross-border patient healthcare following Directive 2011/24/EU, Reference year 2024", final version April 2026 (published May 12, 2026). Accessed Sep 23, 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10 ↩11 ↩12 ↩13

  2. https://health.ec.europa.eu/cross-border-healthcare/overview_en — European Commission, "Cross-border healthcare: Overview". Accessed Sep 23, 2026. ↩ ↩2

  3. https://health.ec.europa.eu/publications/factsheet-cross-border-healthcare-2024_en — European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, "Factsheet: Cross-border Healthcare in 2024" (published May 12, 2026). Accessed Sep 23, 2026. ↩

  4. https://health.ec.europa.eu/document/download/22520255-bb91-4896-8266-b150d749b900_en?filename=cbhc_2021-2023_trend-report_en.pdf — European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, "Member State data on cross-border patient healthcare following Directive 2011/24/EU, Trend Report, Reference years 2021-2023" (published 2025). Accessed Sep 23, 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4

  5. https://op.europa.eu/webpub/eca/special-reports/cross-border-health-care-7-2019/en/ — European Court of Auditors, "Special Report 7/2019: EU actions for cross-border healthcare" (published 2019), citing a 2015 Eurobarometer survey for the awareness figure. Accessed Sep 23, 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5

  6. https://europa.eu/youreurope/citizens/health/planned-healthcare/right-to-treatment/index_en.htm — European Union, "Your Europe: Organising planned medical treatment in another EU country" (last updated Sep 16, 2026). Accessed Sep 23, 2026. ↩ ↩2

Aperçu des preuvesMéthodologie

AffirmationSourceNiveauDateStatut
In 2024, 25 countries reported receiving 292,223 reimbursement requests under Directive 2011/24/EU for healthcare not subject to prior authorisation, of which 99.1% were grantedEuropean Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, annual Member State data collection112026-05-12Approximatif
Thirteen countries reported fewer than 1,000 reimbursement requests in 2024, including Austria with 1, Portugal with 1, Malta with 4 and Spain with 11European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, annual Member State data collection112026-05-12Approximatif
Germany reported 177,653 of the 292,223 requests, and the Commission states Germany could not distinguish requests under the Directive from those under the social security coordination rulesEuropean Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, annual Member State data collection112026-05-12Approximatif
EUR 118,151,033.13 was reimbursed under the non-authorisation route in 2024 across 25 reporting countries, against EUR 8,863,556.76 under the prior-authorisation route across 10European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, annual Member State data collection112026-05-12Approximatif
About 200,000 patients a year claimed reimbursement under the Directive, fewer than 0.05% of EU citizens, against roughly 2 million annual claims under the social security coordination routeEuropean Court of Auditors special report312019Confirmé
Fewer than 20% of EU citizens were aware of their cross-border healthcare rights, per a 2015 Eurobarometer survey cited by the European Court of AuditorsEuropean Court of Auditors special report, citing Eurobarometer survey data312019Approximatif
Across 2021-2023 France received 790,718 reimbursement requests, 57% of the reporting total, while Spain treated the most cross-border patients at 234,635European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, trend report512025Approximatif
Cross-border healthcare spending under the Directive came to less than 0.02% of total health expenditure for the countries with complete 2021-2023 dataEuropean Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, trend report512025Confirmé
Par Arthur Harmash7 min de lecture

Relu par Arthur Harmash, 23 septembre 2026

Recherche compilée avec l'aide de l'IA ; faits et sources vérifiés par Arthur Harmash.

Traduit de l'original en anglais ; les chiffres et les citations restent inchangés. Original relu par Arthur Harmash.

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